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Retour sur l'expérience de Sarah, SVE en Serbie

Retour sur l'expérience de Sarah, SVE en Serbie

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J’avais déjà présenté mon SVE quelques mois auparavant (ici!), le reste de mon projet s’est déroulé sans entrave. J’ai continué à mener mes quelques activités régulières (comme les ateliers de création auprès d’enfants handicapés) et j’ai mis en place des ateliers qui me tenaient à cœur (en lien avec l’écologie, le féminisme et le cinéma). Cela a été un peu plus difficile d’amener la population locale à s’intéresser à l’écologie et au féminisme, il faut savoir que le sud de la Serbie est la région la plus pauvre du pays, et que ce sont deux préoccupations qui leur passent (malheureusement) bien au-dessus de la tête.

Je vis actuellement mes derniers jours ici, et je m’en vois assez attristée. Je n’ai qu’un seul regret finalement : ne pas avoir effectué les démarches pour un SVE bien plus tôt, ce qui m’aurait éventuellement permis de partir sur un projet plus long (9/12 mois). Six mois, ça peut paraitre long pour certains, mais ça passe très vite, j’ai du mal à croire que je suis ici depuis Janvier, tellement de choses se sont passées pendant ce (court) laps de temps.

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Ces six mois à Vranje, et plus généralement dans les Balkans (puisque j’ai beaucoup voyagé) m’ont appris énormément de choses que ce soit sur la culture locale ou bien sur moi-même.

 Ça m’a également redonné foi en l’humanité, dans le sens où lorsque l’on regarde les informations, on est submergé de nouvelles plutôt négatives, on peut être tenté de percevoir le monde comme étant dangereux, les gens comme mauvais etc… Voyager permet de restaurer une image beaucoup plus positive, on rencontre des gens formidables, ouverts, généreux. Ici, la population est particulièrement chaleureuse et aidante (en tout cas auprès des étrangers). D’ailleurs, c’est l’une des choses qui m’a le plus surprise ici, j’étais assez suspicieuse face à toute cette gentillesse, je n’en avais pas l’habitude et je me demandais ce qu’ils me voulaient. Alors qu’en fait, ils n’attendaient rien du tout, ça fait juste partie de leur manière d’être et d’agir.

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Je suis arrivée en Serbie, sans préjugés,  mais avec peu de connaissance sur la culture ou sur l’histoire du pays (à part les grandes lignes de la guerre en Yougoslavie). J’ai consacré une bonne partie de mon temps à apprendre la langue serbe, à découvrir la culture locale, les traditions, les conflits compliqués entre tel ou tel pays et à parcourir les Balkans. Je suis heureuse de pouvoir partir avec toutes ces connaissances et ces découvertes.

La question que l’on me pose le plus souvent ici est « est-ce que tu aimes Vranje ? La Serbie ? », les gens sont souvent étonnés que je réponde de manière positive (surtout à propos de Vranje). Et pourtant, cette ville va tellement me manquer, j’aime le fait de vivre dans une petite ville, proche de la nature, au milieu des montagnes. Le rythme de vie est ici très différent, les gens paraissent plus détendus, les terrasses (encore plus depuis l’arrivée du beau temps) sont constamment remplies d’hommes buvant un café ou une bière (même au beau milieu de la journée), les jeunes flânent dans les parcs, les femmes plus âgées observent les rues de leur balcon,  le rythme est beaucoup plus « lent », personne ne se presse ici, il n’y a pas de pression, c’est très agréable d’y vivre.

 Ce qui m’a permis de prendre du temps pour moi-même (chose que je n’avais pas l’impression de pouvoir faire pendant mon cursus universitaire) pour m’interroger, prendre de la distance sur moi-même et me décider quant à ce que j’allais faire l’année prochaine (en l’occurrence, continuer mes études).

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Ce SVE m’a également permis d’explorer des modes de voyage que l’on pourrait qualifier d’alternatifs, comme l’auto-stop et le camping sauvage. J’ai fait beaucoup de stop dans les Balkans, et contrairement à ce que les gens peuvent penser, ce n’est pas quelque chose de dangereux (si l’on prend certaines précautions), ça permet de faire des rencontres inattendues, des gens à qui vous n’auriez jamais adressé la parole, et découvrir la générosité des personnes vivant dans cette partie de l’Europe (On a été invité plusieurs fois à dormir ou à manger chez des personnes que l’on venait seulement de rencontrer).

A mon retour en France, j’aimerais maintenir un environnement international, en continuant à utiliser couchsurfing, en participant au café des langues à Amiens/Lille et éventuellement en devenant mentor d’un étudiant Erasmus à la rentrée prochaine. Je compte aussi continuer à apprendre le Serbe, une langue que je trouve très intéressante, bien que difficile au niveau grammaire. Et pourquoi  pas faire la promotion du SVE, une opportunité que beaucoup de personnes devraient saisir.

En guise de conclusion, je voudrais remercier  Mélaine pour son aide dans la réalisation du projet, Gordana pour m’avoir accueillie et accompagnée, Bojana pour tout ce qu’elle a pu faire pour moi, Vanessa ma partenaire à tout faire,  Amanda & Aleksi pour m’avoir beaucoup apporté en très peu de temps et  d’avoir été des compagnons de voyage incroyables.