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Témoignage de Morgan à propos des maltraitances sur animaux domestiques

Un mot sur l’auteur : Je suis Morgan, 20 ans, en service civique à la délégation Concordia Picardie, bénévole à la SPA de Poulainville depuis 3 ans. Stagiaire monitrice au Club d’éducation et d’agility d’Amiens-Glisy (basé sur l’éducation positive) et future (si possible) éducatrice canin en positif. Je suis sensible depuis toujours à la cause animale, ayant gagné en maturité j’ai pu commencer à réellement m’investir pour cette cause qui me tient à cœur.

Maltraitances

                                                                                                      
 

Pépita : retrait maltraitance du 1 mars 2018.

 

Nous allons ici parler des maltraitances dites domestiques sur animaux.

Un animal domestique (chiens, chats et NACs) est considéré comme maltraité pour des raisons qui peuvent être différentes. En effet, maltraiter un animal ne veut pas forcément dire le frapper.

Formes de maltraitances :

  • Ne pas subvenir à ses besoins tels que la nourriture, l’eau, l’hygiène.
  • Enfermement et ses conditions (température et hygiène des locaux, humidité, attaché ou non [peut engendrer des irritations voir des plaies]).
  • Surnombre (trop d’animaux dans un espace réduit).
  • Ne pas le soigner (pas de vétérinaire donc pas de soins en cas de maladie ou de lésion, pas de vaccins, pas d’entretien [fourrure, griffes, etc…]).
  • Enfermement seul dans la voiture dans de mauvaises conditions (aération, température).
  • Les maltraitances physiques.

L’année dernière, le SPA de la Somme a reçu 358 signalements au total. Cette année, nous étions déjà à plus de 97 signalements courant mars.

 

 

Benjie : SOS, retrait car surnombre. Au refuge depuis 1 an.

 

Les maltraitances sur animaux domestiques sont punies par la loi. En effet, les mauvais traitements ne comprenant pas les maltraitances physiques (coups, actes sexuels, etc…) sont punis de 750 euros d’amende. Les maltraitances physiques, actes de cruauté, sont punies de 2 ans de prison et de 30 000 euros d’amende (max). Quand un animal, dans certaines situations, est blessé ou tué involontairement la sanction s’élève à 450 euros d’amende et quand c’est volontaire elle s’élève à 1500 euros et 3000 euros si récidive.

 

Dans certains cas les maltraitances ne sont pas faites volontairement. En effet,  certaines personnes peuvent aimer leurs animaux et essayer de s’en occuper mais en être tout bonnement incapable. C'est, par exemple, le cas des personnes qui vieillissent et perdent leurs capacités physiques et mentales ou des personnes ayant des soucis de caractère psychiatrique souvent accompagné de détériorations physiques (maladies mentales, dépressions, addictions). Ces personnes n’ayant pas réellement conscience qu’elles maltraitent leurs animaux ne peuvent pas envisager de laisser leurs compagnons aux soins d’une personne proche ou d’un refuge.

Les actes de maltraitances sont cruels et méritent des sanctions. Celles citées précédemment (prison, amendes) peuvent s’accompagner de l’interdiction de posséder un animal.

 

Comment s’organise une intervention pour maltraitance sur animaux ?

SPA :

Les premiers acteurs sont ceux qui signalent ces actes de maltraitances donc vous. Ces signalements sont ensuite transmis soit au service enquêteur soit à un refuge tel que la SPA selon le lieu géographique. Un délégué enquêteur est alors mobilisé sur les lieux afin de vérifier l’accusation. Si elle s’avère fausse, c’est réglé. Sinon il y a évaluation de la gravité des actes et de la coopération de(s) maître(s). Différents cas peuvent alors se présenter :

  • Maître(s) coopératif(s) et situation sans grande gravité pour la santé de l’animal : demande d’amélioration des conditions de vie.
  • Non coopération de(s) maître(s) : demande de cession.
  • Demande de cession refusée : intervention d’un juriste et mise en demeure.

Si l’état de l’animal est jugé alarmant par les délégués enquêteurs et que la demande de cession est refusée, il y a intervention des gendarmes et d’un procureur qui décidera s’il y a réquisition ou non. Avant d’être proposé à l’adoption, il faudra attendre le jugement du dossier. Les délais sont toujours très longs car le système judiciaire français ne fait pas des cas de maltraitances sur animaux leur priorité.

 

 

Iron : retrait maltraitance du 21 janvier 2018.

 

Après chaque adoption, des visites post-adoption sont effectuées par le refuge. Il est commun de penser que ces visites sont inutiles car l'idée d'adopter un animal dans un refuge est de redonner une chance à nos compagnons de vie, pour contrer la maltraitance et l’abandon. Pourtant, ces visites sont importantes et essentielles. En effet, il arrive que les adoptions ne se passent pas comme elles le devraient.

 

Voici Aron, adopté il y a 3 ans et récupéré par le refuge le 31 janvier. Adopté de nouveau depuis le 28 février :

 

Je tiens à dire qu’il ne faut pas attendre pour signaler un cas de maltraitance quand vous en êtes témoin. Le temps que vous passerez à vous demander s’il faut le faire ou s’il ne vaut pas mieux attendre de voir c’est du temps où l’animal va continuer de souffrir, de se détériorer physiquement et mentalement. Il sera alors peut être trop tard pour le sauver de la mort ou de séquelles qui auraient pu être évitées.

 

Si vous êtes témoins de cas de maltraitances domestiques (comme d’animaux en captivité) vous pouvez le signaler via une association de protection animale (SPA, SPPA, …), les autorités (gendarmerie, commissariat de police, services de la préfecture, …) ou encore les services vétérinaires de la direction départementale de la protection des populations.

 

 

Si vous désirez adopter un animal (ou même plusieurs si vous en avez les capacités), signaler un cas de maltraitance sur Amiens ou ses alentours, voici les coordonnées de la SPA de Poulainville dans laquelle je suis bénévole :

Tel : 03 22 52 01 47       

Adresse : 80 – Refuge Poulainville/ Rue des Aubivats 80260 Poulainville.

Horaires d’ouverture : Lundi au Dimanche de 13h30 à 17h30.

Pour voir et connaître les chiens, chats, lapins, et autres compagnons à l’adoption, adoptés et toutes les actualités, rendez-vous au refuge, sur le compte Facebook ou le site du refuge.