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"Sauvons le SVE", Concordia signataire de la pétition

Le Service Volontaire Européen est menacé depuis une proposition récente de la Commission Européenne. Avec d'autres organisations européennes d'envoi, Concordia est signataire de cette pétition intitulée "Sauvons le SVE"

"Une proposition récente de la Commission Européenne sera débattue cet automne par le Parlement Européen. Si celle-ci est acceptée, cela signera la fin du Service Volontaire Européen, qui sera remplacé par le Corps Européen de Solidarité dès janvier 2018.

Cette nouvelle proposition vise à réduire le budget consacré au projet de chaque volontaire, afin d’augmenter considérablement le nombre de volontaires, et élimine du dispositif les organismes d’envoi et de coordination, reconnues comme nécessaires à la qualité des expériences SVE.

Les organismes d’envoi jouent un rôle de soutien pour les jeunes avant, pendant et après leur volontariat. Leur disparition entraînera des conséquences très néfastes sur le programme, particulièrement pour les jeunes avec moins d’opportunités (JAMO) qui ont besoin de plus de soutien et de structures d’accompagnement, pour pouvoir bénéficier du programme.

Une telle décision mettrait soudainement fin aux priorités affichées par l’Union Européenne en faveur de l’inclusion des jeunes bénéficiant de moins d’opportunités. Cela nous semble aller à l’encontre des valeurs de solidarité et d’inclusion qui sont à la base du programme Erasmus+ et de l’Union Européenne, cela rajouterait des difficultés aux jeunes désavantagés et privilégierait ceux qui ont le plus de moyens.

La fin des organisations coordinatrices, du fait des changements dans le système d’accréditation et des coupes budgétaires, entraînera une réduction des opportunités de participer au programme pour les organisations d’accueil possédant moins d’expérience et de compétences que les autres.

La sortie du programme des associations les plus expérimentées signifiera également la perte de l’expérience qu’ils ont accumulée durant des années grâce aux opportunités de formation proposées  par l’équipe Erasmus +.

De plus, exclure du programme les pays non membres de l’UE (la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein, la Turquie, les Balkans de l’Ouest, l’Europe de l’Est et le Caucase, les pays du bassin Méditerranéen et la Russie), à moins qu’il n’y ait des agréments bilatéraux non précisés,  empêchera le travail de centaines d’organisations qui ont travaillé avec succès dans ces pays durant ces dernières années. La continuité de ces activités dépendra alors de la signature d’accords politiques dont nous n’avons à présent aucune certitude concernant l’aboutissement.

Avec cette réforme, un très grand nombre de compétences accumulées durant les 20 années du SVE seront perdues, dont la formation et la recherche de qualité qui ont conduit à un programme solide, en matière de soutien des volontaires et de gestion des activités effectuées.

Par cette réforme, la pierre angulaire du SVE n’est plus, beaucoup de bonnes pratiques vont être nécessairement abandonnées et certaines actions dont on a prouvé l’efficacité et l’excellence devront prendre fin, pour donner du poids à la quantité, au détriment de la qualité.

Le réseau des organisations  signataires demande ainsi le rejet de la proposition de la part du Parlement Européen, et qu’une nouvelle proposition soit formulée, après une consultation incluant tous les anciens volontaires ainsi que les organisations d’envoi, d’accueil ou de coordination des projets SVE."

Retrouvez la pétition sur le site "Save the EVS"