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Témoignage d’Emilie, volontaire en Service Civique et participante sur les chantiers !

Je suis Emilie. J’ai 23 ans. Je suis originaire de Bretagne, j’ai fait des études de management du tourisme à La Rochelle et maintenant je suis installée à Paris. Je suis en Service Civique au siège de Concordia.

J’ai perçu le Service Civique comme une opportunité de mettre un pied dans le milieu associatif, me rendre utile pour une cause qui est importante pour moi, et ça me permet aussi de prendre le temps après 3 ans d’études de réfléchir à la suite de mon parcours. J’ai eu la chance d’avoir plusieurs expériences de mobilité internationale et je voulais contribuer à rendre cela possible pour d’autres personnes. Je souhaitais faire partie du projet de Concordia pour porter leurs valeurs, telles que l’égalité entre tous, la tolérance, l’éducation, et la promotion de la paix.

Ma mission s’est plus ou moins déroulée en deux temps : l’avant et le pendant/après confinement. Au départ, j’ai été intégrée au Secteur International avec trois autres jeunes en Service Civique. Ma mission principale était, dans les grandes lignes, de participer à la gestion des inscriptions sur les chantiers, pour les bénévoles français. Par la suite, mes missions ont été plus axées sur la création et la participation à des chantiers internationaux virtuels. Malgré la situation, j’ai tout de même pu effectuer la formation des animateurs qui cette année c’est déroulé à 100% en ligne. Et j’ai ensuite participé à mon premier chantier international en Juillet en Auvergne !

Nous avons été reçus par la commune de Pont-du-Château, qui accueille les chantiers de Concordia depuis plus de dix ans ! Notre travail a consisté à la rénovation du mur principal de l’entrée sur les terrasses de la commune. Les objectifs ont été atteints et même légèrement dépassés ! C’est une grande fierté de participer et d’accomplir des travaux manuels. Je n’y connaissais absolument rien. Aujourd’hui je ne dirais pas non plus que je suis une experte, mais je suis à l’aise pour me salir les mains ! Juste après mon retour de chantier, il m’est arrivé de me dire que la fatigue du travail me manquait.

Mais un chantier c’est aussi bien plus que ça ! C’est une forte expérience de vie. J’ai vécu ces deux semaines de manière assez intense. Vivre en communauté, avec un grand groupe, c’était également une nouvelle expérience. Cela m’a permis d’en apprendre plus sur moi-même mais aussi sur mes camarades venant d’un peu partout en France et en Europe. Nous avons eu une cohésion de groupe très forte dès le début et en est née de la bienveillance et l’acceptation de l’autre tel qu’il est. Nous nous sommes acceptés sans juger nos compétences ou nos manières d’être, de faire les choses, simplement en comprenant que nous étions différents.

La vie en communauté m’a aussi appris à être plus organisée, plus patiente et plus curieuse !

C’est une belle leçon de vie dont tout un chacun devrait faire l’expérience.

J’en garde des souvenirs très précieux. Je trouve presque difficile de répondre lorsque l’on me demande « Alors comment c’était ? » Je pense qu’il faut avoir participé à un chantier international pour en avoir une idée. Après avoir passé deux semaines à l’air libre, à tout faire en extérieur, entourée de personnes avec lesquelles j’ai développé des liens très forts, le retour à mon petit studio parisien, seule, m’a donné un coup de mou pendant plusieurs jours. Ce qui me manque le plus se sont les dîners à quatorze autour de la grande table...

Il me tarde maintenant de repartir en chantier !