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Témoignage d'Alice, Service Civique au Siège

Ma journée en séminaire à l' << ADRIC>> (L’Agence de développement des relations interculturelles pour la citoyenneté) 

 

En tant que l'une des trois volontaires en service civique au Siège National de Concordia, j'ai participé à une journée d’échange et de réflexion sur le rôle et la place des jeunes étranger/ère-s en tant qu’acteur/trice-s o associatifs au sein des associations présentes en France. Le mardi 14 octobre, Nina et Emily et moi, ainsi qu’une vingtaine de volontaires/salariés internationaux, acteurs aux associations en France avons pu valoriser les actions de chaque association, chacune très variée. Entre les organisations telles que la Croix Rouge, l’association des Marocains en France et le cercle des ingénieurs congolais de France, on en a appris des choses! 
La première moitié de la journée a été consacrée à la présentation formelle des associations avec un temps pour poser des questions. En plus que les faits et les chiffres à la française, les valeurs intégrales, le fonctionnement, les problèmes et les objectifs ont été couverts.Nous avons aussi appris par la Croix Rouge, par exemple, que les femmes habitant des villages aux alentours du champ de guerre à Solferino en 1817 devaient être infirmières improvisées, toutes femmes de foyer qu’elles étaient. On pourrait dire que la Croix rouge se base peut-être toujours sur ce même principe que l’aide populaire importe autant que les soins estimés comme domaine exclusif aux professionnels du métier. C’était justement ce besoin d’apporter de l’aide aux autres qui animait la discussion des jeunes personnes enveloppés dans leurs bulles altruistes!
L’après-midi s’est tourné vers le débat par l’intervention tenace d’Aïssata Bâ et plusieurs nouveaux-venus des pays comme le Sénegal, le Togo et le Bénin. Nous parlions des ressources et des obstacles à la citoyenneté aux écoles, aux groupes de femmes locales et même aux soirées culturelles. 
Qu’est ce qu’on a été content de pouvoir s’exprimer librement pour qualifier que les gens de France ne sont pas tous chauvins, les gens de la Grande-Bretagne ne parlent pas tous l’anglais au travail ou à l’école, et que les gens du Congo font parti d’un pays où il existe 127 ethnicités et 250 dialectes !

On a remarqué  fortement que de toutes les réactions possibles à la discrimination à base de << race >>, les médias prennent souvent le dessus.  Les gens se sentaient inconfortables de parler de ce sujet donc se contentent de portraits robots basés sur leur faiblesses de connaissances interculturelles personnelles.
Cependant, les médias ne me suffisent pas. Loin d’accepter les images des people maintenues comme « parfaits » à la télé ou dans les journaux, je me dis que c’est en aspirant à cela qu’on fini par se faire des idées préconçues sur de telles concepts que la nationalité « parfaite ».

Le racisme, est-ce ainsi un problème personnel ? L’intervenante a relevé la relation de l’individu avec soi-même tout comme avec ceux qui l’ont formé dans sa vie.  Il me semble que ceux-ci deviennent par la suite les facteurs qui définissent les problèmes « X-istes ».  C'est-à-dire que ce n’est pas forcement les autres personnes qui sont racistes (ou voire encore sexistes, homophobes...) ; c’est comment l’individu concerné perçoit les situations difficiles par rapport à son environnement actuel et passé. Nous sommes encrés là-dedans, qu’on le veuille ou pas.
Hélas, cette conclusion serait trop simple!  On court le risque de laisser passer le racisme en tant qu’excuse à nos expériences précédentes.  La réponse est beaucoup plus logique, voir plus fondamentale.

Pour conclure, si on considère les gens comme des êtres humains plutôt que de juger un individu sur sa nationalité, soudainement les préjugés basés sur des barrières nationalistes sont retirés. Emily, quant à elle croit qu’on a une responsabilité d’assurer que nous ne soyons pas contraints de nos pays ni des portraits mal-dessinés de nos origines.

 

N’oublions pas pourtant de ne pas négliger notre amour-propre envers notre propre culture. Un manque de compréhension ne requis pas de jugement négatif. Il exige que nous fassions un effort d’en apprendre plus et de donner l’accolade à cette différence par la suite. En effet, comme dit Paul Valéry ; « Apprenez à vous enrichir de vos différence mutuelles ». Mais chic alors! Nous avons donc nos différences mutuelles en commun, n'est-ce pas?...

 

 

Alice Butler

 

19/11/2014

(Volontaire en Service Civique au siège national de Concordia)

 

Pour des informations supplémentaires sur d'autres associations:

- La Croix Rouge;  https://www.croix-rouge.fr/Je-donne/Don-ponctuel?elk_dc_id=10&gclid=CMbh...

- Association des Marocains en France;  http://amf.chez.com/

- Essor 93;  http://www.essor93.org/