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Mon volontariat en Slovaquie

Questions / réponses et retour d'expérience d'Estelle, partie en mission en Slovaquie avec le Corps Européen de Solidarité :

Qu'est-ce qui t'as donné envie de faire un volontariat à l’étranger ?

Cela faisait plusieurs années que je voulais partir vivre à l’étranger pour une longue durée soit pour y travailler ou y faire mes études. Mais après le lycée, je suis entrée à l’université et l’occasion ne s’est plus présentée. J’ai fait du droit, je craignais qu’après une année de césure je n’ai pas le courage de m’y remettre. L’année qui a suivi la fin de mes études a été assez difficile pour moi, je ne savais pas précisément ce que je voulais faire et j’ai été au chômage pendant plusieurs mois. Une amie m’avait parlé du Service Volontaire Européen (devenu maintenant Corps Européen de Solidarité), j’ai donc commencé à me renseigner sur internet et quand j’ai vu ce projet en Slovaquie je me suis dit que je n’avais rien à perdre et qu’il fallait que je postule.

Quelles démarches as-tu réalisées afin de trouver ce projet et de préparer ton départ?

J’ai trouvé mon projet sur internet, sur la page web Europa en tapant les mots clés : youth – volunteering – et en sélectionnant pour pays « Slovaquie ». Mon grand père étant slovaque, j’étais particulièrement curieuse à propos de ce pays et le projet en lui-même. Travailler avec la communauté rom en Slovaquie correspondait exactement au type d’expérience que je recherchais.  J’ai donc préparé un CV et une lettre de motivation en Anglais, et j’ai été contactée un mois plus tard par mon organisme d’accueil pour me dire que ma candidature avait été retenue. Ils m’ont ensuite orientée vers l’association Concordia en France qui se charge de l’envoi des volontaires français·es à l’étranger.

Peux-tu présenter l'organisme d’accueil en Slovaquie ?

Une fois en Slovaquie j’ai travaillé pour une ONG, dont le nom est YMCA. En Slovaquie, ils travaillent principalement sur des projets d’inclusion sociale avec la population rom. Il s’agit d’une petite structure, implantée dans un village isolé, qui accueille des enfants issus de familles très modestes et qui se considèrent comme roms.

Quelles étaient tes premières impressions lors de ton arrivée (nourriture, paysage, habitant·e·s...) ?

A mon arrivée, le changement a été assez brutal. En arrivant devant l’immeuble où j’allais vivre, je me suis rendue compte que je n’avais pas réalisé à quel point les gens pouvaient être pauvres, et que c’était ici que j’allais poser mes valises pour un an.

Pour la nourriture c’était assez compliqué au début, on ne sait pas quoi acheter, on ne comprend pas les noms sur les emballages, on achète donc ce qu’on connaît pour les premiers jours (le kit de survie pâtes et sauce tomate). En fait, je dirais que c’est progressif, une fois qu’on a nos habitudes on commence à se laisser surprendre, à tester de nouvelles choses. Pour ma part, au bout d’un an et demi, plus c’est gluant et visqueux, plus je suis curieuse de goûter. En nouant des liens avec les slovaques, on accède progressivement à la vraie cuisine slovaque, aux plats préparés avec soin par les grands-mères, et ça, ça n’a rien à voir avec la cuisine mainstream des restaurants qu’on trouve un peu partout en Slovaquie.

Concernant le paysage, et c’est pour moi une des richesses de ce pays, la nature est restée relativement préservée ici. Comparé à la France c’est très vert tout à coup, et il y a des encore des ours dans les forêts… Autre chose que j’ai vite remarqué et apprécié ici, c’est l’authenticité… Des gens (l’importance donnée à la famille, l’entraide entre les gens), des objets (on répare, on recycle), des paysages (la rudesse de l’hiver, la proximité avec la forêt quelque soit le lieu où l’on habite).